Dans les cosmologies africaines, les ancêtres ne sont pas des morts : ce sont des vivants d’un autre monde. Ils continuent d’intervenir dans le présent, guident les vivants, sanctionnent les transgressions et veillent sur l’équilibre entre les générations.
La littérature africaine contemporaine hérite directement de cette présence active du passé : les morts n’y sont jamais tout à fait absents, et le dialogue entre les vivants et leurs aînés disparus structure aussi bien les récits réalistes que les fictions les plus spéculatives.